Historique du chateau

Un peu d’histoire…

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Pramenoux, cité en 977 (an 37 du roi Conrad de Franconie) dans le cartulaire de Savigny, était au moyen age une paroisse importante, dont les seigneurs exerçaient leur autorité sur tous les fiefs et arrières fiefs de la région. Le nom du château-fort était alors Pratum Menulti (pratum : « pré ») et (menulti : « menu grain » terme qui désignait les céréales de seconde qualité comme le millet, l’avoine, l’orge, par opposition au blé et au maïs, céréales de première qualité). Auparavant, Pramenoux était très vraisemblablement une villa gallo romaine.

Le domaine appartient aux sires de Beaujeu, qui le cédèrent en 1375 à la famille de Ronchivol. Cette Famille venait de Marclopt, dans le Forez, où Guy VI, Comte du Forez avait donné à Guichard de Ronchevol, en 1277, l’investiture de la terre de l’Estang. La Famille était assez ancienne, puisqu’elle se flattait d’avoir un titre dès l’an 1006. Elle avait aussi des biens à Magneux et des rentes nobles à Mably. Hugues de Ronchevol figure parmi les vingt chevaliers qui se portèrent caution de la promesse faite en 1192 par Guichard de Beaujeu envers l’Abbaye de Cluny. Il est également cité comme exécuteur Testamentaire de Guichard de Beaujeu.

En 1375 donc, la Baronnie de Beaujeu étant échue à Louis, cadet de la maison du Forez, Guillaume de Ronchivol le suit et s’installe à Pramenoux avec l’accord de leur suzeraine Jeanne de Bourbon, comtesse du Forez, mère de Louis.(acte du 3 Novembre 1375 signé à St Galmier)

Etienne de Ronchevol, Seigneur de Pramenoux a rendu hommage de Pramenoux le 18 juillet 1440 et en a donné le dénombrement le 22 mai 1459 qui indique que sa famille tenait « de tout temps » ladite maison forte du fief et hommage des sires de Beaujeu.

Antoine de Ronchevol obtient l’autorisation d’élever des fourches patibulaires à Pramenoux par lettres de l’an 1510 d’Anne de France, Dame de Beaujeu.

Ses successeurs acquirent les droits de justice sur leur seigneurie et sur celle de Lamure le 7 janvier 1606.

La famille de Ronchevol s’éteint en 1698 dans la personne de François de Ronchevol, inhumé à Lamure, bien qu’étant de St Nizier. Voici l’acte : « Enterrement de François de Ronchevol, chevalier et seigneur de Pramenoux, la Gardette, le Bost, la Mure, Fougère, Orval. En présence de Hiéronyme de Sixte, écuyer, Messire Claude de la Queuille, marquis de Châteaugay, baron de Cebazat, seigneur de Florat, Beaulne, Vandat, Lourdisi (et autres lieux), mari de Dame Marie de Ronchevol, fille dudit défunt, héritière de tous et chacun de leurs bien ».

Marie de Ronchevol et Claude de la Queuille donnèrent naissance à Claude François de la Queuille qui épousa Anne de Chabannes. De leur union naquit en 1713 Gilberte. En souvenir du baptême, on peut toujours voir accrochée au donjon, une cloche portant l’inscription : « Claude François de la Queuille, cnote (notez l’inversion et l’utilisation d’un « n » pour comte) de Pramenoux et Anne de Chabannes contesse (comtesse) de Pramenoux – 1713. »

Gilberte épousa en 1733, Gilbert Alyre, comte de Langhac. La famille de Langhac (Langeac) est une maison également originaire d’Auvergne.

« Le nom du château-fort était alors Pratum Menulti »

Le couple eut trois fils : Antoine Gilbert, seigneur de Pramenoux à la mort de son père, mourut à Paris le 9 février 1790. Il eut une brillante carrière puisqu’il fut maître de camp de cavalerie, grand sénéchal d’Auvergne et député de la noblesse de Riom aux Etats Généraux de 1789. Le second fils mourut jeune. Le troisième, Jean-Gilbert-Madeleine, dit Madelon, naquit à Paris le 4 juillet 1739. Capitaine en 1765, démissionnaire en 1785, Il revient s’installer à Pramenoux chez son frère en 1786. A la mort de ce dernier en 1790, il hérite de Pramenoux et y entreprend plusieurs travaux.

Le 16 Frimaire de l’an second de la République (6 Décembre 1793), il est arrêté et condamné à la détention par la commission révolutionnaire siégeant à Villefranche. Le même jour, tous ses biens, y compris le Château de Pramenoux, sont placés sous séquestre. Il est libéré le 17 Nivôse de l’an Trois (6 Janvier 1795) et le 22 Pluviose de l’an Trois (10 Février 1795), les séquestres sont lévés.

Il meurt le 5 Nivôse an VIII (27 décembre 1799). Ses tantes revendiquent l’héritage. Mais pour satisfaire les exigences d’une foule de créanciers, Pramenoux fut vendu le 11 Prairial an XI (30 mai 1801) pour la somme de 405 000 F. Il est à noter que les revenus des bois de Pramenoux ont toujours été importants. Dans son mémoire sur l’intendance du Beaujolais, Henri Lambert d’Herbigny indique 4 000 livres de rentes en 1698. En 1762, Jean Baptiste de la Michodière en donne 10 000 livres.

Les acquéreurs de 1801 furent les citoyens Antoine de la Charme, notaire, Claude Marie Sargnon père, Pierre Deville et Pierre Lacroix, négociants à St Vincent de Reins.

Des 4 propriétaires, Pramenoux échut à Pierre Deville seul, qui mourut en 1826 après avoir été maire de St Nizier d’Azergues. Il dilapida sa fortune en finançant le Marquis Claude François Jouffroy d’Abbans, qui construisit le premier bateau à vapeur. Son fils Balthazar ne put sauver Pramenoux qui fut alors hypothéqué avec ses domaines, puis vendu. Ensuite les Propriétaires se succédèrent. Un autre Deville qui se fit appeler Deville de Pramenoux !!.

En 1865, le château est vendu à Marie-Claudine Jacquet du Chailloux, épouse de Monsieur Marchand de Marans. Veuve, elle se remariait avec Elisé Suleau, fils posthume du journaliste François-Louis Suleau, assassiné le 10 août 1792, sur la terrasse des Feuillants avec la complicité de Théroigne de Méricourt.

A la chute du second empire, Elisé Suleau mourut misérablement en 1871 à Aix les Bains. Le 25 août 1874, le comte Noblet d’Anglure et les fils Marchand de Marans, héritiers de Pramenoux, le vendirent à Philibert Benas. Son fils le vendra à M Baure (Maire de Lamure de 1892 à 1895). Monsieur Baure fit démolir la plupart des maisons du Hameau de Pramenoux sous prétexte qu’elles servaient de refuge à de nombreux miséreux.

Le 2 Août 1909, Mesdames Létorey et Ponceau, filles de M Baure, vendent Pramenoux à Fernand Michel. Le 8 Janvier 1919, Madame Veuve Fernand Michel née Baud, revend Pramenoux à Augustin Crétinon, personnalité Lyonnaise, Avocat, Bâtonnier du Barreau de Lyon, qui venait de remporter le premier prix de la tombola des souscripteurs d’actions de la Compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée).

Le 11 janvier 1990, Robert Crétinon , petit-fils d’Augustin, vend Pramenoux à Jean Luc Plasse, Industriel, qui y entreprend à partir de 1998, en compagnie d’Emmanuel Baudoin, Entrepreneur, d’importants travaux de restauration.

Aujourd’hui, Pramenoux revit. La demeure est habitée 365 jours par an. Cela n’était plus arrivé depuis Decembre 1799.

1998/11/30

« Le nom du château-fort était alors Pratum Menulti »

Le couple eut trois fils : Antoine Gilbert, seigneur de Pramenoux à la mort de son père, mourut à Paris le 9 février 1790. Il eut une brillante carrière puisqu’il fut maître de camp de cavalerie, grand sénéchal d’Auvergne et député de la noblesse de Riom aux Etats Généraux de 1789. Le second fils mourut jeune. Le troisième, Jean-Gilbert-Madeleine, dit Madelon, naquit à Paris le 4 juillet 1739. Capitaine en 1765, démissionnaire en 1785, Il revient s’installer à Pramenoux chez son frère en 1786. A la mort de ce dernier en 1790, il hérite de Pramenoux et y entreprend plusieurs travaux.

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